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Un rêve, plus vrai que nature…

publié le 10 juin 2010 à 12:28 par Les Amis Moucheurs   [ mis à jour : 13 oct. 2010 à 14:16 ]

Mon coup du soir


Voici l’histoire de la découverte des belles éclosions de mouches de mai, cela se passe le premier week-end de juin 2010 et j’en suis le spectateur émerveillé.

Suite au partage de l’aventure qu’à vécu mon ami Seb (voir ici), je lui propose que nous y retournions dès le premier vendredi de juin. 

Les prévisions météo sont exceptionnelles et j’ai le sentiment que nous ne pouvons manquer l’une des premières belles journées depuis l’ouverture à Vix.





La réserve vers l'amont



La Seine est comme je l’attendais, basse mais pas trop, fraiche et limpide. Les postes que nous avions choisi nous oblige à la traverser en aval puis de remonter par la berge d’en face. 

Une fois en poste, je n’hésite pas une seconde sur le choix de mouche (une mouche de mai, bien sur !) et encore moins sur le modèle, la vrilite tout fraichement montée et qu’il me tarde d’essayer.

A peine nous commençons que je vois Seb casser sur un ferrage ! La pression monte, je m’intérroge sur la mouche qu’il utilise et sur la confiance en moi que j’ai un peu perdu ces derniers temps




Fario de 34 cm


Il est à présent bientôt 22h00 et la nuit arrivant, je rencontre des difficultés à faire de bons posés car la Vrilite vrille beaucoup mon bas de ligne. 

Je m’efforce de donner le meilleur de moi même et voilà que dans un coin sombre, ma mouche disparaît de nouveau dans un remous à peine visible. 

Je ferre et encore une fois je ressens une pression dans la canne inhabituelle. Ayant eu de bon résultat avec le coup précédent, j’emplois la même technique consistant à la sortir du courant puis de la fatigué sans précipitation. 

Encore payant, je jubile à la vue de ce poisson qui me paraît plus gros mais sans certitude puisque l’obscurité est là. 

Le verdict tombe, une Fario de 39 cm qui rend ce moment mémorable pour moi. J’espérais beaucoup de cette soirée mais je ne savais pas que je pulvériserai mon record à se point. 

Certes pour beaucoup de pêcheurs cette taille est honorable mais assez fréquente. Pour moi, c’est tout simplement un rêve plus vrai que nature…





La réserve avec vue sur le pont



Nous arrivons sur place vers 20h30 et le temps de nous équiper nous approchons notre secteur de pêche vers 21h00. 

Nous l’avions décidé à l’avance sachant que nous n’aurions pas vraiment le temps d’inspecter le parcours dans sa globalité. 

Sur le trajet, on comprend vite à quoi nous sommes en train d’assister, une éclosion massive de mouches de mai. 

Il y en a des nuages entier proche des arbres voir même à leurs cimes réalisant une merveilleuse danse cadencée et de bas en haut.




Seb au coup du soir



Ma concentration est à son maximum, je n’arrive pas à maîtriser complètement mes nerfs et mes lancés en font parfois les frais. 

Et puis voilà que ma mouche se fait happer d’une telle sorte que j’ai l’impression que l’action se passe au ralenti. 

Mes nerfs tendus effectue un ferrage parfait que je ne m’explique pas, tout en finesse et d’une rapidité rare. 

Je sent immédiatement un poids nouveau pour moi au bout du fil.  Le combat est enivrant, je m’applique à sortir ma prise du courant rapide qui force ma canne à pliée comme je ne l’avais jamais vu. 

Voilà que ma belle se montre et se rend, une Fario de 34 cm qui mérite bien un retour rapide à son habitat mais juste après la pose.


Fario de 39 cm